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Souvenez vous
Neo Geo de SNK, console peu connue du grand public contemporain et pourtant l'une des références en matière de jeux vidéo. Plate-forme mythique (comme la gamme NEC d'ailleurs), elle doit surtout sa notoriété à ses capacités techniques exceptionnelles lors de sa sortie. D'après un concept imaginé dès 1987, elle est lancée en 1991 et permet ainsi de jouer sur des jeux d'arcades à domicile. Ce fut à la fois sa grande force et son échec commercial : En effet, il n'existe aucune différence entre les jeux des bornes M.V.S. (Multi-Vidéo-System lancé lui en 1990) et les consoles Neo-Geo, toutes les deux produites par S.N.K. Mais comme il a été choisi un support cartouche, le coût des programmes, du fait même de leur réalisation, reste très important. Le prix initial de la console était de prés de 3500 francs (console plus un stick), ce qui était cher pour l'époque mais pas exorbitant puisque la Core-Grafx avec son CD Rom était à 4 000 francs à la même date (remarquez, elle a peu marché elle aussi). Par contre, les jeux étaient vendus entre 1500 et 2 000 francs pièce. Cette machine est donc très rapidement devenue un mythe, et ce pour les deux raisons précédemment citées. D'abord, parce qu'elle surpasse complètement tous les autres supports de cette époque, autant consoles (Mégadrive de Sega et Super-Nes pour Nintendo) qu'ordinateurs (Atari ST et Amiga, les seuls performants pour les jeux comparés aux MAC et PC). D'ailleurs, toute comparaison serait trompeuse puisque rien n'existait d'équivalent début 1990. Ensuite, son coût est tel que cette console reste inabordable pour le commun. Une petite capture de Sprite qui en dit long: de gauche a droite AOF sur Neo Geo, karate Kid II sur Atari ST, IK+ sur Atari ST, Full Contact sur Amiga, Body Blow sur Amiga, Elfmania sur Amiga, AOF sur Neo Geo
En 1994 sort une version plus économique avec un lecteur CD qui remplace la cartouche. Le prix des jeux est donc divisé par 5 ou 6. Mais il est trop tard, la Saturne de Séga et surtout la Playstation de Sony sortent la même année. De plus, la politique commerciale inexistante de SNK fait passer complètement inaperçu cette console en dehors du Japon. En 1997 L'hyper Neo Geo 64, machine d'arcade à moteur 3D sensée remplacer le MVS ne perce pas car elle est moins bien pourvue que les cartes concurrentes de Sega. De même en 1998 la Neo Geo Pocket pourtant bien dotée techniquement se vend peu. Suite à ces deux échecs commerciaux et à la crise que connaît l'arcade, SNK ferme ses portes en 2001. La Gamme Neo Geo est donc très connue des joueurs (et encore ) mais inconnue du grand public. A la fin 1997, le grand magazine de jeu vidéo japonais, Famitsu, recense le nombre de consoles dans le monde. SNK est bon dernier avec 95.000 consoles Neo Geo cartouche dont 35.000 au Japon et 57.000 consoles NeoGeo CD dont 45.000 au Japon. Comme on peut le constater, on est bien loin des 47 millions de la Super Famicom/Super Nintendo et des déjà 20 millions de la PlayStation. Beaucoup d'internautes ont déjà développé leurs sites sur cette console et tout ce qu'elle a pu représenter. Mais nombre d'entre eux portent aux nues la version cartouche et dénigrent la Neo Geo CD. La Faq de Chris Mullin est assez symptomatique, au point qu'il en arrive à la discréditer régulièrement. La Neo Geo CD dispose évidemment d'un gros désavantage par rapport à son aînée : les temps de chargement. Pour autant, ceux-ci ne sont pas si astronomiques qu'on veut bien nous le dire. De plus, cette console dispose de certains atouts tels que les musiques et surtout le prix des jeux... Ce site se propose de se concentrer essentiellement sur la console Neo Geo CD. Ces quelques pages sont donc bel et bien un manifeste en faveur de cette dernière. Mais attention, le but est de la faire découvrir tout en restant le plus objectif possible (ça changera...).
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